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Déjà octobre, l'attente semble interminable. Le raisin est gonflé de soleil et de sucre. Les seaux sont propres et secs, les remorques briquées, les sécateurs affûtés. Vingt-cinq vendangeurs néoulois attendent notre signal pour accourir au domaine.
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Nous observons les alentours. L'exposition nord-est et la situation en altitude du vignoble nous obligent à vendanger un mois plus tard que les autres viticulteurs de la région, il faut attendre plus longtemps que la grappe soit en totale maturité. Le bon moment reste toujours délicat à choisir.
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Vendangé trop tôt, le raisin est acide ; trop tard, il est pourri ! Dans notre région, on cherche à maintenir une acidité aussi élevée que possible, tout en obtenant des raisins à la saveur suffisament prononcée.
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Alors nous testons le vin... Pas d'éprouvette, grand Dieu ! Ici, on goûte, regoûte et re-re goûte.
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